Alfortville, le 26 octobre 2017. Filage de la pièce Triumvirus de Nina Villanova au Théâtre-Studio à Alfortville

La scène de théâtre contemporain démarre avec une création de Nina Villanova qui devient associée du metteur en scène Christian Benedetti.

Attention, vous allez en prendre plein les yeux. Ce mardi, le Théâtre-Studio lance sa nouvelle saison. La scène de Christian Benedetti donne sa chance à une jeune metteur en scène et comédienne, Nina Villanova qui présente « Triumvirus ».

« C’est quelqu’un qui a énormément de talent qu’il faut suivre et à qui il faut donner les moyens d’aller au bout de sa pensée », s’enthousiasme Christian Benedetti, qui l’a croisée à Avignon. A tel point que le metteur en scène a décidé d’en faire son associée.

Durant 1 h 40, cette pièce en douze tableaux place le spectateur à travers une métaphore médicale, face aux rapports d’oppression et de soumission qui s’exercent dans la société. Le tout avec pour toile de fond la crise grecque.

Le déclencheur pour Nina Villanova ? « La loi travail, confie-t-elle au sortir d’un filage. Cela a fait partie de ma repolitisation. J’avais besoin de comprendre. » Alors pendant un an et demi, un travail de recherche, de documentation l’occupe.

Avant l’écriture du spectacle qui entrecroise improvisations, extraits de films réarrangés, de musiques, ou de textes célèbres (Ka a « A la colonie pénitentiaire », Jules Romain « Knock » ou encore « le Malade Imaginaire » de Molière…) Un mélange déjanté qui fonctionne et dont le spectateur ne ressort pas indemne. Le décor non plus…

Partenariat avec le théâtre Antoine-Vitez d’Ivry

« C’est un discours politique et artistique rare », note Christian Benedetti, qui annonce le deuxième volet l’année prochaine et son inscription à l’ouverture des Théâtrales Charles- Dullin.

Un projet que soutient aussi le théâtre Antoine-Vitez d’Ivry. C’est l’autre nouveauté de cette saison. Les deux scènes multiplient les partenariats. « Nous sommes sur la même longueur d’onde », sourit Christian Benedetti. « Je suis contre la concurrence et pour créer des relations artistiques », complète Christophe Adriani, le directeur d’Antoine-Vitez. La pièce « Parfois le vide » produite à Ivry figurera à l’affiche à Alfortville.

Les habitués du Théâtre-Studio retrouveront aussi « La Cerisaie » (Tchekhov), « 4.48 Psychosis/Blasted » (Sarah Kane), des pièces classiques du répertoire signé Benedetti…

Autant de « croisements » qui définissent le Théâtre-Studio, « lieu de recherche, de laboratoire et de fabrique », selon le maître des lieux.

Théâtre-Studio, 16, rue Berthelot. Tél. 01.43.76.86.56

Source: Le Parisien