Compagnie Alain Françon - Théâtre des Nuages de Neige

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« Le Temps et la chambre » de Botho Strauss

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Olaf et Julius, un couple de sceptiques qui pratiquent la sagesse, décrivent une jeune femme qui passe dans la rue. C’est Marie Steuber qui, parce que le théâtre le décide, arrive dans leur appartement, suivie d’autres personnages, l’impatiente, l’homme sans montre, la femme sommeil portée par l’homme au manteau d’hiver, et le parfait inconnu. Dans cette première partie, ils sont tous pris dans un mouvement aléatoire qui les fait se rencontrer et les sépare, dans un temps décousu souvent tourné vers un passé lointain ou proche. Dans la deuxième partie, composée de courtes scènes, Marie Steuber engage avec les hommes de la première partie, sauf Julius, une relation accélérée. Son passé recomposé à travers ces fragments qui suivent un ordre chronologique, dans ce lieu où même les colonnes prennent la parole ?


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« Toujours la tempête » de Peter Handke

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Laisser ressurgir les voix inouïes d'une famille, et à travers elles le destin d'une minorité et d'une langue, le slovène, qui est son trésor menacé. Est-on dans le monde des morts, croise- t-on des fantômes ? Ici tous les temps paraissent se mêler : chronique et météo, vie quotidienne et géographie. Ici l'on peut dialoguer avec ses ancêtres. Ici, être plus vieux que sa mère, à tu et à toi avec la génération de ses oncles. Se découvrir, « moi » en suspension, sans père et entre guillemets, dans le landau que pousse Gregor, l'oncle-parrain.


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« Les Gens » de Edward Bond

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Les Gens fait partie de la quinte dite de Paris (Café, Le Crime du XXIe siècle, Naître, Les Gens, Innocence), et tourne autour de la question : qu’est-ce que veut dire être humain ? Edward Bond a confié qu’il a longtemps hésité à aller voir les toiles de Goya représentant les massacres de la guerre ; lorsqu’il le fit, ce fut pour lui, contre toute attente, une journée de grand bonheur – nous espérons que Les Gens aura le même effet sur les spectateurs.


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« Solness le Constructeur » d’Henrik Ibsen

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Au moment de l’écriture de Solness le constructeur, en 1892, Ibsen est un artiste âgé, mondialement reconnu, qui, après plus de vingt ans d’exil, vient de rentrer définitivement en Norvège où il est accueilli en héros national tout en étant violemment critiqué par une nouvelle génération d’artistes qui veulent imposer d’autres formes dramatiques.


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« La Dernière Bande » de Samuel Beckett

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Se voir dans un miroir, voilà une confrontation immédiate avec soi-même relativement banale et, d'ordinaire, assez fugace. Le protagoniste de La Dernière bande va se livrer à une confrontation avec lui-même autrement troublante. “Viens d'écouter ce pauvre petit crétin pour qui je me prenais il y a trente ans, difficile de croire que j'aie jamais été con à ce point-là.” Chaque année, le jour de son anniversaire, Krapp enregistre un compte rendu détaillé de son état et de ses agissements durant l'année écoulée. Chaque fois, il écoute l'une ou l'autre des bandes enregistrées des dizaines d'années auparavant, et il la commente.


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« Oncle Vania » de Tchekhov

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Oncle Vania est la septième oeuvre de Anton Tchekhov que Alain Françon met en scène après La Mouette (Espace Malraux Chambéry, 1995), La Cerisaie (Comédie -Française, 1998 et Théâtre national de la Colline, 2009), Ivanov (Théâtre national de la Colline, 2004), Le Chant du cygne et Platonov (Théâtre national de la Colline, 2005), Les Trois Soeurs (Comédie -Française, 2010).


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