La Compagnie de Jean-Louis Benoit

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« Les Autres » de Jean-Claude Grumberg

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Les Autres est un spectacle constitué de quatre pièces courtes écrites par Jean-Claude Grumberg : Michu, Les Vacances, Rixe, et La Vocation. Ces pièces donnent à voir une famille : un père, une mère et deux fils. Comme il se doit, c’est le père qui mène la barque, c’est lui qui ordonne, sanctionne, exige et décide. Il a certainement le droit de vie et de mort sur les siens, mais aussi et surtout sur les « autres ». Ce sont « les autres » qu’il hait le plus. Qui sont-ils ? Les bicots, les négros, les teints basanés… Ce sont ces autres-là venus d’ailleurs qui lui volent son travail et son pain. Si notre homme est ainsi tendu, souvent vulgaire et agressif, c’est parce qu’il est terrorisé, rongé par une fièvre obsidionale : l’ « autre » est un inconnu, et l’inconnu, c’est bien connu, fait peur. Evidemment, les vacances qui lui font quitter la France, qui l’éloignent de son nid, l’insupportent. La cuisine des « autres » le rend malade. Notre homme n’aime pas aller loin.


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« Lucrèce Borgia » de Victor Hugo

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Une femme. Une seule femme sur la scène (la princesse Negroni et ses invitées n’étant que des « passages ».) Une seule femme parmi des hommes. Pas n’importe quelle femme : Lucrèce Borgia. Belle, cruelle, monstre sanguinaire qui n’hésite pas à faire assassiner ceux qui la défient, créature débauchée, incestueuse, sorte de Phèdre ou de Médée, tel est le portrait que nous tracent d’elle les seigneurs de Venise et de Ferrare. Mais quand Hugo ouvre son drame, c’est d’une toute autre femme qu’il semble s’agir : il nous dévoile une amoureuse. Une amoureuse d’un jeune soldat nommé Gennaro.


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« Un pied dans le crime »

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Messieurs Gaudiband et Blancafort sont des voisins ennemis. Ils se sont déclaré la guerre pour des questions de noisetiers dont le feuillage déborde, de chats dont les miaulements sont insupportables, de statues antiques trop dénudées, de pigeons barbares… bref pour les choses essentielles de leur vie. Un ami de Gaudiband, le sieur Gatinais, va s’employer à régler ce grave conflit. Pour se débarrasser du chat miauleur, Gatinais s’empare discrètement du fusil de son ami et tire dans l’obscurité sur l’animal. C’est alors que le chat s’écrie : « Ah ! sapristi ! » Gatinais aurait-il tué un homme ? On parle d’une tentative de meurtre ! Et c’est son ami qui est accusé du crime à sa place ! Gatinais est effondré, mais se tait. C’est alors qu’il apprend qu’il est nommé juré au procès. Sa vie devient un enfer…


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« La Nuit des Rois »

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Un bateau fait naufrage. Rescapée, une jeune femme, Viola, sort de la mer. Elle découvre alors un pays qu’elle ne connaît pas et qui n’a rien de merveilleux : l’Illyrie. Son frère jumeau, Sébastien, a, lui, été englouti par les flots. Elle apprend qu’une comtesse des lieux, Olivia, porte, elle aussi, le deuil d’un frère aimé. Elle veut entrer à son service, revêt des habits d’homme semblables à ceux de son frère Sébastien, mais c’est d’Orsino, un prince amoureux de la comtesse, qu’elle sera le page et messager de son amour auprès d’Olivia. Bien vite, Viola, qui se fait nommer Césario, aime son maître Orsino... Malentendus, quiproquos, méprises s’ensuivent nécessairement.


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« De Gaulle en Mai »

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Le Théâtre de La Criée ouvre sa saison le 7 octobre avec De Gaulle en mai, création, mise en scène de Jean-Louis Benoit, entouré d’une équipe de comédiens fidèles : Jean-Marie Frin, Arnaud Décarsin, Luc Tremblais, Laurent Montel, Dominique Compagnon. Ce spectacle conçu à partir de documents se situe dans la lignée de ceux que créés au Théâtre de l’Aquarium, à la Cartoucherie de Vincennes : Un Conseil de classe très ordinaire, Les Vœux du Président ou La Nuit, la télévision, la Guerre du Golfe. Jean-Louis Benoit, revient sur la période de mai 68 à partir du Journal tenu par Jacques Foccart, alors Secrétaire général aux Affaires africaines et malgaches, conseiller écouté et confident du Général de Gaulle. Ce spectacle interroge le pouvoir d’État. Comment un État si stable a-t-il pu être ébranlé - au point de laisser vacant son gouvernement - par une bande de « rigolos » ? Au jour le jour, Foccart nous donne à voir l’angoisse, le désarroi, la panique s’emparer de l’Élysée. De Gaulle perd pied devant ce qu’il faut bien appeler désormais une insurrection.


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