MC 93 Bobigny - Direction Patrick Sommier

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Festival « Le Standard idéal » 2015

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Repos bien mérité avant la reprise en Juin du STANDARD IDÉAL avec la Chine et les USA. Six semaines (4 mars au 20 avril) qui ont passé trop vite et embarqué le public vers des horizons rares, proches et lointains, conté d’autres récits, donné des nouvelles de monde. Cinquante-cinq représentations données dans quatre théâtres -le TGP à Saint-Denis, le CDN de Montreuil, le Théâtre 71 à Malakoff et le Théâtre Monfort en attendant le Théâtre du Soleil avec la Chine. Il nous faut remercier avec chaleur Jean Bellorini, Mathieu Bauer, Pierre-François Roussillon, Stéphane Ricordel et Laurence Magalhaes et leurs équipes de nous avoir accueillis avec amitié et un grand professionnalisme.


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« La Cerisaie » de Anton Tchekhov

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Nous sommes en Russie en 1900 et tout vient de basculer. L’aristocratie n’a pas vu venir le XXe siècle, les bourgeois, les marchands, si. Mais Tchekhov dit de sa pièce que c’est une comédie, où l’on va bien rire. Pourtant, le bonheur en est absent : dans l’antique datcha, rien ne marche comme prévu, tel un couple qui s’aime mais ne parvient pas à s’unir. Quant à Lioubov Andréevna et à son frère Gaev, propriétaires pour quelques heures encore de la Cerisaie, ils n’ont pas vu l’heure passer dans cette comédie du bonheur qu’ils se jouent pour la valetaille, où « tout était si beau avant ». Il y a tout juste vingt ans, à l’Odéon, Lev Dodine avait donné une première version, en demi-teinte, de la dernière pièce de Tchekhov. Dans celle-là, je crois qu’il s’est lui-même projeté dans cette comédie farcesque et tragique. En laissant une grande liberté aux acteurs, il a montré comment deux siècles se télescopent, l’un, touché à mort partant à la dérive, l’autre, mettant le cap vers l’inconnu.


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« La Veuve et le lettré » Théâtre Liyuan

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La forme ancienne du Liyuan n’empêche rien à la modernité de La Veuve et le Lettré. C’est un théâtre bâti sur les ambiguïtés, les stratagèmes, les amours brûlantes, les petites lâchetés, le désir. C’est un texte qui offre aux comédiens une partition faite d’émotion, de parodie, d’humour. C’est chanté, dansé, joué par de remarquables comédiens avec à leur tête une des plus grandes comédiennes de Chine. Le Nanyin, la musique délicate du sud de la Chine, entoure la pièce comme une caresse.


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Festival « Lev Dodine »

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Lev Dodine a été invité à la MC93 pour la première fois en 1992, avec Gaudeamus. Ce spectacle a révélé Lev Dodine dans le monde entier. Il a depuis présenté 9 autres mises en scène à la MC93, le plus souvent des classiques de la littérature russe. En 2014, le Maly Drama Theatre est de retour avec trois spectacles mis en scène par Lev Dodine : Les Trois Sœurs d'Anton Tchekhov, Cabale et amour adapté de l'œuvre de Friedrich Von Schiller et Gaudeamus.


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« Médée, poème enragé » de Jean-René Lemoine

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Après Face à la mère et la Cerisaie, Jean-René Lemoine revient à la MC93 avec Médée, poème enragé, un opéra pour un récitant accompagné d’un musicien. Cette réécriture du mythe, en trois mouvements, s’articule autour de la pulsion. Tout est vécu comme un rêve. Il s’agit de faire vivre et d’entrelacer les cultures, le passé et présent, pour essayer de créer un chant, une mythologie contemporaine avec ses pulsations et son lyrisme.


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« Eugène Onéguine » de Alexandre Pouchkine

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Dans cette adaptation de l’œuvre de Pouchkine, c’est une véritable poussière d’or que ces jeunes acteurs font voltiger sur les pages du plus grand des poètes dont les Russes connaissent chaque vers par cœur. Cette connaissance profonde de l’œuvre leur a permis, par improvisations et tâtonnements, de réussir ce passage périlleux du roman en vers au théâtre en prose. Rimas Tuminas, metteur en scène lituanien et directeur artistique du théâtre Vakhtangov, crée une œuvre somptueuse, au lyrisme ni trop flamboyant ni trop grandiloquent.


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« Le Voci di dentro » de Eduardo de Filippo

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En 1948, Eduardo de Filippo écrit les Voix intérieures en trois semaines. Le cinéma et le théâtre sont alors au zénith en Italie, une épopée que toute l’Europe célèbrera. « En cinq comédies, on peut raconter l’histoire de l’humanité » disait Eduardo de Filippo parlant de la condition humaine des années d’après-guerre : Naples millionnaire ! , Filumena Marturano, les Mensonges avec les longues jambes, Sacré Fantôme et les Voix intérieures, des comédies jouées dans le monde entier.


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