Théâtre de l’Œuvre – Direction Frédéric Franck

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« La Dernière Bande » de Samuel Beckett

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Chaque année, le jour de son anniversaire, Krapp enregistre un compte rendu détaillé de son état et de ses agissements durant l'année écoulée. Chaque fois, il écoute l'une ou l'autre des bandes enregistrées des dizaines d'années auparavant, et il la commente. C'est dans cet éternel retour à son passé que réside maintenant sa seule lumière. Krapp, qui jadis déclarait ne plus rien vouloir de ce qu'il avait vécu, ne peut aujourd'hui exister que s'il parvient à être de nouveau ce qu'il fût : “Sois de nouveau, sois de nouveau.” Il lui faut surtout être encore celui qui, “quand il y avait encore une chance de Bonheur”, a vécu un instant d'amour.


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« Qui a peur de Virginia Woolf ? » d’Edward Albee

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Martha, fille du doyen de l’Université, et son mari George, professeur, invitent à l’issue d’une réception un jeune professeur de biologie et sa femme à boire un dernier verre. George et Martha vont jouer à mettre en scène leur rapport et leur drame devant le jeune couple, progressivement aspiré malgré lui dans ce qui va devenir un tourbilon, qui ne s’arrêtera qu’une fois les dernières illusions détruites.


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« Extinction » de Thomas Bernhard

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Thomas Bernhard est mort le 12 février 1989. En 1986, il publie Auslöschung. C’est son dernier roman et le plus gros livre qu’il ait jamais écrit. Magistralement traduit par Gilberte Lambrichs, Extinction paraît trois ans plus tard en français. Dans Extinction, sous titré « Un effondrement », Thomas Bernhard pousse son projet d’« anti- autobiographie » jusqu’à ses ultimes conséquences : l’extinction du sujet qui écrit, offrant ainsi en miroir et à l’autre bout du siècle une sorte d’écho assombri de l’entreprise proustienne. Extinction est aussi le livre le plus politique de Thomas Bernhard, qui règle avec une insolente liberté ses comptes avec l’Autriche.


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